Le rituel de Noël, pas forcément un rituel religieux!

Besoin de se ressourcer.

Personnellement j'ai un grand besoin de me ressourcer à la date du solstice d'hiver, le 25 décembre; l'automne étant quelque peu "dépressif" pour ma part.

Les réunions de familles / sociaux.

Une belle réunion de famille et sociale autour d'un copieux festin annonce généralement les derniers jours de "Gras." C'est ancré dans nos habitudes Québécoise.

La fin des abus.

Janvier devenant le mois qui entame toutes bonnes résolutions de régimes amaigrissants en vue du printemps. Or il est normal de jeûner partiellement ou totalement. C'est une bonne occasion de purifier son système après tous les orgies de bouffe car le jeûne à des véritables bienfaits sur notre organisme pour le reste de l'année. Un bon mois de jeûne partiel est très bon. "Anyway", on doit se serrer la ceinture pour payer les factures!

Jeûne / Autoguérison.

Le jeûne est sans doute l’une des plus anciennes approches d’autoguérison. Même dans la nature, les animaux cessent instinctivement de manger quand ils sont malades ou blessés. Le jeûne complet consiste à s’abstenir de tout aliment (solide et liquide), à l’exception de l’eau, pendant une période plus ou moins longue dans le but de reposer, détoxiquer et régénérer l’organisme. Selon ses tenants, le jeûne contribuerait au maintien d’une bonne santé, au même titre qu’une saine alimentation, l’exercice physique et l’équilibre émotif.

Endettement / Esclavage.

Cela étant dit, on doit se serrer la ceinture pour payer les factures. La plupart d'entre nous dépensons plus que nos moyens. Juste à voir l'endettement général des ménages québécois qui s’élève à plus de 160 %. Tous ces ménages sont esclaves du Capitaliste soit dit en passant! Un sujet bien d'actualité en 2020.

« La perte d’autonomie qui résulte de l’endettement comme horizon permanent de la vie est un puissant outil de domination dans la mesure où il vient inscrire l’individu dans un rapport de pouvoir continu » Écrit le géographe et économiste Sébastien Rioux dans l’introduction de Dans le rouge (M éditeur, 2019, 192 pages).

Revenons aux réjouissances.

Enfin, revenons au simple sujet des nuits longues sur leur fin. Il y a quand même de quoi se réjouir si on fait abstraction à l'endettement du moment, n'est-ce pas? Alors tous ensemble nous nous réunissons comme pour veiller sur cette dernière longue nuit de l'année et fêter le retour du printemps annoncé, l'arrivé d'un nouvel an remplit d'espérance de jours meilleurs.

Jours meilleurs?

Bein là je sais pas trop! Avec Legault/Trudeau?

Pour ma part, je me dépêche de rembourser mes crédits. Je souhaite rester libre!

Autres point de vue au sujet du rituel de Noël, le PARDON.

Je trouve que l'occasion est bonne pour penser au PARDON. Puisque tout le monde est là! Aussi bien faire la paix et renforcir les liens qui nous unis. Il me semble que le temps dit "des fêtes" est propice à cela et ensuite à la réjouissance, aux coeurs allégés, aux esprits libérés. Mais dans ma famille ce ne fut pas chose courante.

Mon paternel, source de rancoeur.

Je crois que le coeur de mon père particulièrement était trop sèche! Je n'ai donc pas vraiment connu et fréquenté ma famille, oncles, cousins, cousines, grand-parents, etc. Malheureux!

De toutes façon, après le divorce de mes parents, mon père a adopté une autre famille et j'ai grandi dans un sentiment de trahison car il avait beaucoup plaisir avec les enfants de sa nouvelle conjointe mais pas avec nous, pas avec moi, le seul de ses enfants qui avait proliféré et mis au monde un petit être qui méritait plus que son coeur sèche. 

Noël j'ai mal au coeur!

Enfin, ça fait longtemps maintenant que cet écoeurement ne m'habite plus. Ce n'est qu'un vague souvenir. J'en parle pour faire le lien avec le pardon. Ce fameux pardon que je n'arrive pas à donner à mon père. Notez que je lui ai même pas donné la satisfaction d'avoir un petit fils qui porterait son nom de famille. Il n'avait aucun mérite à ce niveau là, lui qui nous a isolé dans le tabou de la sexualité. Quelle grâce devrais-je lui offrir?

Je lui ai fait grâce de mon absence depuis des années à la période de Noël. Je me suis libéré de tous cette rancoeur. Je l'ai en quelques sorte pardonné en ne lui offrant plus ma présence, mon être qu'il n'a jamais vraiment désiré, sauf pour alimenter son narcissisme.

Mon rituel de Noël.

Avec l'expérience de vie acquise, je reconnais l'importance du souper traditionnel de Noël, de ce savoureux festin qui comble les coeurs, le mien avant tout. Peut-être que je me donne bien du mal mais ça en vaut la peine, toutes les peines!

Je reconnais l'importance d'accueillir mes proches et de leur faire grâce, de leur offrir à goûter les bonnes recettes de nos grand-mères, même si je l'ai ai pas connues! Cette nostalgie est importante quand la vie nous malmène. J'en sais quelque chose!

Bien souvent dans mon passé ce fut la seule réjouissance que j'avais dans l'année et Dieu sait que ça m'en prenait de l'alcool et d'autres substitues pour avoir du plaisir mais plus maintenant!

Une joie, accueillir.

Cette année je vais accueillir ma fille et mon petit fils pour le réveillon que j'organise chez un ami, pour le remercier de simplement être de passage dans ma vie. Nous ne seront pas nombreux mais nous seront vraiment heureux.

Festin / Le Corps du Christ.

Partager ce festin pour moi est similaire à partager le corps du Christ. L'eucharistie étant justement l'une de mes réflexion ces temps-ci, soit dit en passant!

Que serait la vie sans partager ce festin, sans partager mon être, sans partager ma foi?

Se ressourcer.

Pour ma part Noël devrait être à tous les jours, au moins à tous les dimanches, question de se remettre de la veille. Un peu d'amour ça fait toujours du bien! Je comprend pourquoi avant on travaillait pas le dimanche et qu'il appartenait à l'église, que c'était le jour de la messe! Le village au complet se réunissait le dimanche matin. Jour de grâce! Grâce matinée, grosse bouffe, vie de famille, repos.

Ce rituel, 1 fois l'an et/ou à tous les dimanches est une belle façon de rester lié à ses proches. L'aspect conviviale autour de la table n'est pas négligeable! Cuisinons et mangeons ensemble une fois par semaine. Certain diront que c'est pour préparer les lunchs de la semaine, sauver du temps, etc. Pour ma part c'est bein plus que ça!

Une mission dans la vie.

Si j'ai bien une mission dans la vie, elle va en ce sens. Je m'imagine à tous les dimanches entourer d'ami(e)s et d'enfants, cuisinant, préparant le pain de demain et le repas à partager.

Prières.

Notre Père, qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton Règne vienne, que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal.

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
Là où il y a le doute, que je mette la foi.
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.
Ô Tout Puissant, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer car c’est en donnant qu’on reçoit; c’est en s’oubliant qu’on trouve; c’est en pardonnant qu’on est pardonné; c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

La Clochette, n° 12, déc. 1912, p. 285.

Oui! Que l'Égo meurt pour renaître à l'amour inconditionnel de Dieu!